Mauro Cosenza et l'art génératif qui réinvente la flore
L'artiste uruguayen Mauro Cosenza transforme des données en flore imaginaire avec une arte générative qui remet en question les limites entre la nature et le code.
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Texte de Caíque Nucci
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Que se passe-t-il lorsque le corps apprend le langage des machines avant d'apprendre à écrire du code ? Pour Mauro Cosenza, artiste multidisciplinaire basé à Montevidéo, cette question n'est pas rhétorique. Formé au cirque, au théâtre physique et à la danse contemporaine depuis 2007, il est arrivé au TouchDesigner et au Python par le même chemin qui l'a mené sur scène : par la nécessité de créer des systèmes qui répondent au mouvement et à la présence humaine en temps réel.
L'exposition Neo Botanica. An Atlas of Artificially Generated Flora, présentée à la Load Gallery à Barcelone entre février et mars 2025, a été le point de convergence le plus net de cette trajectoire. Avec des œuvres telles que Pelargonium zonale, Etymon et Flowers Hum, Cosenza a produit des vidéos d'art génératif qui reconstituent des morphologies végétales à partir de la lecture de données, d'effets visuels et de synthèse sonore. La flore n'est pas une référence esthétique : elle est un prétexte pour investiguer comment les systèmes vivants, biologiques ou computationnels, partagent des logiques de croissance, de répétition et de transformation.

Ce qui distingue le travail de Cosenza dans le domaine de l'art numérique, ce n'est pas la maîtrise technique, solide qu'elle soit, mais la couche performative qui persiste même lorsque le corps quitte la scène. Il y a une physicalité dans les systèmes qu'il construit : des capteurs interactifs, des atmosphères immersives et des trajectoires générées par algorithmes qui se comportent moins comme des installations et plus comme des organismes. Cette approche situe sa production dans un territoire singulier, entre l'art des nouveaux médias, le design d'expériences et la recherche en mouvement.

La trajectoire internationale de Cosenza couvre plus d'une centaine de festivals en Amérique, en Europe et en Asie. Du SESC Festival Internacional de Circo à São Paulo au Intervals Fest à Nijni Novgorod, en passant par Dubai et le Miyashita Park à Tokyo, ce qu'il transporte entre contextes et géographies, ce n'est pas un format, mais une question : comment la technologie peut-elle amplifier, et non remplacer, l'intelligence du corps ?
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A geografia sonora do Atlântico virou imagem e espaço.
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