RioFW 2026 : Helô Rocha

À la Rio Fashion Week, Helô Rocha présente quelque chose qui s'intéresse moins à la tendance et s'engage davantage envers un certain type de vérité, celle qui ne se forge pas à la force.

Sarah Rocksane Araujo

Texte de Sarah Rocksane Araujo

Rédaction, Mode et Beauté

Il y a une inquiétude qui traverse la collection comme un fil invisible, tirant l’idée du féminin vers un territoire où le mythe n’est pas une fantaisie, mais une mémoire élargie. Sur le podium, ce qui émerge ne sont pas des corps vêtus, mais des récits portables : déesses fatiguées, sirènes terrestres, femmes qui portent le temps non comme un poids, mais comme un langage. Helô ne corrige pas la matière, elle écoute. Et, dans ce geste, elle transforme l’usure en dessin, la faille en intention, la ruine en permanence.

Ce qui pourrait facilement glisser dans le romantisme de l'«imperfeito» trouve, ici, une rigueur presque obstinée. Il y a une intelligence textile qui soutient le délire. Des dentelles se superposent en couches minutieuses, cousues avec des points de renaissance sur le tulle comme si elles surgissaient directement de la peau — non appliquées, mais nées là.

Fotos: @agfotosite
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Le projet gagne en densité grâce aux broderies de Timbaúba, développées avec l'Instituto Riachuelo, qui intègrent un Brésil artisanal au cœur d'une narration contemporaine sans folklorisation. Des volumes au bassin, des jupes qui glissent dans des silhouettes de sirène, des corsets qui structurent sans emprisonner et une couture qui semble avoir traversé un filtre de rêve : tout coexiste dans cet équilibre délicat entre technique et intuition.

Fotos: @agfotosite
Photos : @agfotosite
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Sedas, organzas e tafetás encontram lençóis antigos, toalhas herdadas, tecidos que já viveram outras vidas. Existe algo quase íntimo nesse encontro entre o novo e o que insiste em permanecer. Os brancos, os marfins, os translúcidos criam um campo de silêncio onde as marcas (manchas, desgastes, irregularidades) deixam de ser ruído e viram centro. É uma coleção que não grita presença; ela se infiltra. As anáguas, as camisolas ressignificadas, as sobreposições de miçangas e pedrarias capturam a luz com uma delicadeza calculada, como se soubessem exatamente quando aparecer e quando desaparecer.

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A instalação interativa Canvas, desenvolvida pelo artista húngaro Gaspar Battha @gasparbattha e exibida no Zsolnay Light Festival @fenyfeszt

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